jeudi 16 janvier 2014


25 septembre

Même heure que d’habitude, même endroit. Il fait nuit noire et une vague lueur vers l’est annonce le tout prochain lever du jour. Sur le chemin les brames résonnent dont un tout proche. D’autant plus impressionnant qu’on n’y voit goutte ! Des branches craquent. Des raires éclatent vraiment très près. Nous retenons notre souffle, tétanisés. Notre cœur bat la chamade. Va-t-il sortir là, juste devant nous ? Mais non, tout redevient calme. Déception.
La prairie est couverte d’une épaisse couche de brume. L’étang n’est pas visible, ni les arbres autour, tant le brouillard est dense. Pourtant au-dessus de nos têtes la lune et les étoiles scintillent. Petit-à-petit le soleil teinte d’orange le ciel et le paysage embrumé. Le soleil apparaît, mais il faudra encore pas mal de temps pour qu’il dissipe les écharpes de brume accrochées à la végétation. Les brames retentissent toujours devant nous mais nous ne voyons rien ! Tant pis, ce ne sera pas pour ce matin.
Heureusement quelques agrions emperlés par la rosée nous permettent quelques clichés. Sur l’étang la brume s’effiloche… jolie atmosphère !



 Leste verdoyant (Lestes virens)






 Pouillot véloce (Phylloscopus collybita)











Nous poursuivons la matinée M. et moi, dans la prairie que nous aimons particulièrement. Nous parcourons cet espace fleuri, lentement, en espérant trouver encore quelques insectes emperlés. Mais ils sont déjà secs, malgré l’humidité ! La prairie est trempée ! Pourtant nous nous y vautrons avec délectation et surprenons moultes papillons butinant ces jolies fleurettes.


 Succise des prés (Succisa pratensis)

 Procris (Coenonympha pamphilus)



 Colias





 Belle Dame (Vanessa cardui)









 Azuré commun (Polyommatus icarus









 Paon du jour (Aglais io)








 Cuivré commun (Lycaena phlaeas)


Mante religieuse (Mantis religiosa)

Luc est allé à l’étang Foucault, l’eau a baissé et il a vu un héron pourpré, 21 aigrettes garzettes, 7 grandes aigrettes, 8 hérons cendrés, des chevaliers cul-blanc, aboyeurs et arlequins, des canards colverts, souchets, des sarcelles, grèbes, foulques, poules d’eau. Des fuligules aussi, des cormorans, deux martins pêcheurs et deux bécassines… L’étang retrouve tout son intérêt !

 Grande aigrette (Egretta alba)








 Aigrette garzette (Egretta garzetta)





 Chevalier cul-blanc (Tringa ochropus)

Chevalier arlequin (Tringa erythropus)




 Martin pêcheur (Alcedo atthis)



 Chevalier aboyeur (Tringa nebularia)





18h. Il fait tout aussi calme qu’hier et tout aussi chaud ! Rien ne bouge. Nous nous mettons en affût et attendons. Le temps s’écoule lentement. Le soleil descend sur l’horizon. Les rainettes chantent dans les buissons. Toujours rien ! Parfois un léger brame monte au loin mais autour de nous : rien ! La chaleur doit les engourdir ! Ils ne sortiront qu’à la fraiche, à la nuit tombée !

En retournant vers la voiture, le brame s’intensifie. Près de l’étang un énorme raire retentit ! Nous nous précipitons. Nous le découvrons… au fond de l’étang, loin. Son cri puissant porté par l’eau est vraiment impressionnant. Il avance dans l’eau vers une biche suitée qui pait sur la berge. Il les pousse à rentrer dans le bois.



Cerf élaphe (Cervus elaphus)

Le  soleil se couche. Le ciel flamboie. Nous reverrons notre cerf un instant le long de la roselière et ensuite, dans la nuit, au milieu de la prairie. Il nous regarde sans peur. Il fait noir et la nuit est SON domaine.
Nous le laissons à ses amours et rentrons…







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