18 avril
Six
heure. Nous sommes accueillis par le chant sonore du rossignol. Il est très
vite accompagné par la multitude de passereaux qui habitent haies et buissons.
Le chemin boueux n’est pas aisé dans le noir. Trois biches trottinent dans la
prairie. Nous nous figeons, elles s’arrêtent, écoutent et, rassurées,
reprennent le cours de leur vie.
Au bord
du marécage, bouscarle et phragmite rivalisent avec le rossignol. Tout est
calme, une foulque se faufile entre les herbes hautes. Le jour commence à se
lever nous offrant une lumière pâle. Un canard suivi de sa cane nage le long de
la roselière. Les nuages gris, pommelés, se reflètent dans l’eau.
Le
soleil se lève et dore la cime des arbres. Les oiseaux n’en chantent que plus
fort saluant l’astre du jour. Un pic noir lance ses cris caractéristiques. Un
râle d’eau émet le sien, tout aussi particulier, sous le couvert des roseaux
mais il traverse le petit bras d’eau et nous permet une ou deux photos. Un
coucou se pose sur un arbrisseau, lance quelques coucous sonores au ciel avant
de continuer son chemin. Une grande aigrette atterrit avec un petit poisson
dans le bec. Elle vient le déguster à l’abri des regards.
Les
nuages se déchirent et laissent apparaitre le bleu du ciel. Un pic tambourine.
Un balbuzard vient de passer au loin, deux foulques s’ébrouent, deux spatules volent
vers le sud, le rossignol et le phragmite s’égosillent toujours. La visite d’un
canard chipeau clôture notre affût sur cette zone humide.
Canard colvert (Anas platyrhynchos)
Héron cendré (Ardea cinerea)
Râle d'eau (Rallus aquaticus)
Coucou gris (Cuculus canorus)
Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus)
Bergeronnette grise (Motacilla alba)
Foulque macroule (Fulica atra)
Spatule blanche (Platalea leucorodia)
Canard chipeau (Anas strepera)
Pour arriver à ce nouveau point de vue sur l’étang, nous pataugeons dans vingt centimètres d’eau boueuse sous le trille monotone de la locustelle. Le tout est de ne pas glisser !
Sur l’onde,
un grèbe défend son territoire et s’énerve sur une foulque qui lui a piqué son
nid. Mais à force, il le récupère. Un balbuzard vient pêcher. Il tournoie
au-dessus de l’étang pour, d’un coup, plonger serres en avant dans une
éclaboussure d’eau. Après deux essais infructueux il réussit sa pêche et s’éloigne
un petit poisson dans les serres.
Mais qui va à la chasse…la foulque est revenue
sur le nid. Au grand dam du grèbe ! Des milouins excités coursent une femelle.
C’est le printemps !
Grèbe huppé (Podiceps cristatus)
Fuligule milouin (Aythya ferina)
Grande aigrette (Ardea alba)
Phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus)Genêt à balais (Cytisus scoparius)
Après un court passage sur un autre étang où j’ai vu grèbes, nettes rousses, foulques, …je suis assise devant un troisième où il y a plus à entendre qu’à voir... La rousserole effarvate est en voix dans les roseaux. Un milan plane dans le ciel. Un castagneux chante dans la roselière. Un coucou passe, très rapide. Un pourpré vient d’atterrir, loin, en face de moi, un autre vole vers moi : une photo !
Nette rousse (Netta rufina)
Tircis (Pararge aegeria)Milan noir (Milvus migrans)
Héron pourpré (Ardea purpurea)

Dans une flaque boueuse, les hirondelles du village et les « nôtres », les rustiques qui nichent dans notre garage, viennent chercher la boue qui façonnera leurs nids. Un ballet d’oiseaux printaniers !
Hirondelles des fenêtres (Delichon urbicum)
Hirondelle rustique (Hirundo rustica)
























































































































